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Les Producteurs

ARTISANS DU MONDE est partenaire, aujourd’hui en France de 124 groupements de producteurs (des hommes et des femmes : artisans, paysans, ouvriers) dans 43 pays du Sud, pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie.
En Europe, le commerce équitable travaille avec 800 groupements de producteurs dans 50 pays c’est ainsi que 5 millions de personnes bénéficient de ce commerce.
Nous demandons aux producteurs du Sud, pour être agréés de respecter des critères et nous avons des exigences comparables au Nord dans nos groupes Artisans du Monde.
Ces critères communs au Nord et au Sud sont les garants de notre unité, de notre image publique.

Les producteurs avec lesquels nous travaillons sont des personnes en situation de grande pauvreté, de grande vulnérabilité comme par exemple : les intouchables, les femmes seules, les personnes handicapées…Peu qualifiées, ces personnes se sont organisées avec l’appui d’organisations de commercialisation du Sud, ce sont la majorité de nos partenaires. Mais il y a aussi des artisans professionnels souvent très qualifiés et propriétaires d’un outil de production .



Les organisations de producteurs sont diverses :



  • des coopératives ou des associations de producteurs

  • des micro entreprises

  • des entreprises commerciales à but social

  • des ONG (Organisations Non Gouvernementales)

  • des organisations intermédiaires de commercialisation

  • d’autres organisations : par exemple : -d’handicapés

  • des centres de formation ayant un lien fort avec une organisation

Toute cette diversité fait que des producteurs sont salariés, d’autres payés à la tâche et certains sont leurs propres patrons.


Ils travaillent soit à domicile, soit dans des ateliers de production généralement peu mécanisés.
Ils élaborent des produits issus de leur tradition, d’autres mélangent tradition et technique inspirée des techniques traditionnelles mais avec de nouveaux designs et parfois des produits nouveaux sans tradition locale.


C’est parmi les producteurs d’artisanat que l’on retrouve les communautés les plus marginalisées, les plus dépendantes de la filière commerce équitable.
Cette filière est la seule génératrice de revenus, de plus, elle évite l’exode rural, elle valorise la culture et les savoir faire locaux.


C’est ainsi que seuls les magasins spécialisés de commerce équitable, comme Artisans du Monde, proposent des débouchés à ces artisans.


Lettre d’un producteur de café






 
Chèr-e-s consommatrices et consommateurs européens,
Mon nom est Felix Antonio Rosales. J’ai trente-cinq ans et je vis à Filas Verdes, un petit village de la province de Boaco au Nicaragua. Je suis marié à Ana Isabel et nous avons quatre enfants.
Mon terrain de onze hectares fournit les produits de base servant à nourrir ma famille ; ce qui n’est pas toujours facile. Mon occupation principale est la culture de café.
Comme tous les membres de la coopérative COSATIN j’essaie d’obtenir un revenu pour répondre aux besoins de tous les jours ou pour envoyer mes enfants à l’école.
Durant ces dernières années, les cours du café ont beaucoup fluctué. Ceci nous a posé beaucoup de problème ici au Nicaragua car nous ne savons jamais combien nous toucherons de notre production. Nos revenus de la culture de café n’ont cessé de chuter. De nombreuses familles endettées ont perdu leurs terres.
Ma coopérative tente depuis plusieurs années de remédier à cette situation en vendant notre café à des réseaux de commerce équitable en Europe. Par ce biais, nous obtenons de meilleurs prix et des contrats à long terme, ce qui est très important pour nous.
Les politiciens de notre pays ne prennent guère nos problèmes en considération. Les institutions qui régulent le commerce mondial ne s’intéressent pas au cas particulier du café. La variation des cours du café ne les touche pas. Les spéculateurs font d’excellentes affaires alors que nous, petits producteurs, arrivons à peine à vivre.
Merci de votre soutien aux producteurs de café et aux magasins de commerce équitable.

Sincères salutations.


Felix Antonio Rosales
 



                     



Témoignage d'une productrice du Honduras


Je m’appelle Eloisa de Jesús Obando, je vis à La Constancia et je travaille à la coopérative Paz y Union*.
Mon travail consiste à intervenir au cours du processus de transformation de la noix de cajou et lors de l’étape finale de préparation du produit fini qui consiste en l’ajout de sel, de sucre ou de piment.


* La Sureñita est le nom commercial utilisé par les 3 coopératives de transformation de noix de cajou créées dans le cadre du projet Pasas de Maranon. La coopérative Paz y Union fait partie de ces 3 coopératives.


J’ai commencé à l’époque où débutait la promotion de ce projet. A ce moment là, j’étais à la maison, j’avais 13 enfants et je me suis dit : « je vais aller travailler et voir de quoi il s’agit », parce que c’était nouveau. Et en même temps que j’ai commencé à travailler, je me suis formée et j’ai fait partie du conseil d’administration, en tant que présidente, vice-présidente, administratrice, toujours dans l’idée de venir en appui aux camarades du mieux que je pouvais. Plus personnellement, quand j’ai commencé à prendre part au projet, mes enfants étaient à l’école, et comme j’ai commencé à travailler et que mon époux travaillait lui aussi, nous avons pu faire en sorte qu’ils poursuivent leurs études et la majorité d’entre eux sont maintenant diplômés. Je ne me suis jamais laissée abattre sous prétexte d’avoir une si grande famille, j’ai fait en sorte que mes enfants m’aident dans le cadre de mon travail, selon leurs moyens, pour le transport de sacs (de noix de cajou) par exemple. C’est comme ça qu’on s’en est sortis. Maintenant ils sont professionnels et ont trouvé un emploi ailleurs.
Tout cela est le fruit de ce que j’ai semé à l’époque.


Ce dont je me sens la plus fière c’est de voir que nos efforts n’ont pas été vains. Imaginez-vous que nous avons été jusqu’à recevoir des prix pour notre travail. Ça me remplit de fierté de constater qu’on est allées de l’avant et qu’on a réussi, comme femmes et comme paysannes. Vous savez bien que les paysans sont généralement laissés pour compte par le gouvernement, mais nous autres, comme paysannes et en nous organisant, nous avons fait en sorte d’être reconnues au niveau national et international.


Nous devons faire en sorte que notre activité et la qualité des produits que nous proposons puissent se maintenir voire croître pour que nous puissions continuer à progresser. Personnellement, je pense que tant que je pourrais marcher, je continuerais à participer à ce projet. C’est mon objectif, parce que tout ce que j’ai appris, ce que je suis, je le dois au projet.


"La boîte à lumières/Julie Hauber".


 


 







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